Il vient des moments dans la vie où on se demande quelle sera la suite logique, ou non, des événements. Je frappe ces mots quelconques d'un trait, sans vraiment réfléchir. Il reste six jours à ce modeste récit.
Mes proches savent à quel point je vis intensément. À un niveau tel, que cette façon d'interpréter le quotidien peut sembler naïve à l'égard des plus pragmatiques de ce monde. Mon leitmotive : nous ne vivons qu'une seule vie, mais celle-ci suffit. L'essentiel est peut-être de faire de notre mieux, de laisser notre coeur s'épanouir. Un privilège, en quelque sorte, d'avoir les capacités physiques et mentales de voyager, d'apprendre, d'aimer. Ne jamais l'oublier. Voilà un colossal défi.
Vivre dans un sac-à-dos d'une quinzaine de kilos pendant quatre mois, équivaut à remettre plusieurs concepts, qui sont intériorisés à l'intérieur de nous depuis ce qui nous semble toujours, en question. Une leçon d'humilité. Vivre de la bonté de parfaits inconnus pousse également à l'interrogation. Et si l'ouverture à autrui impliquait un échange entre nous-même et cette personne? Un retour de confiance. Idyllique, non, de croire à cette possibilité en 2012?
J'écris ces mots quelconques d'Édimbourg. Une ville que les visiteurs, dont je fais la connaissance, décrivent comme étant magique. On s'y sent léger. On veut y respirer l'air. À la rigueur, on veut y vivre. Un privilège de plus que de celui de finir ce voyage dans un endroit où le coucher de soleil de novembre est époustouflant.
Afin de rajouter au côté mystique de notre séjour à Édimbourg, Sylvie et moi résidons chez Malcolm, un gars de San Francisco quelque peu excentrique. Depuis juin, il accueille des voyageurs chez-lui. Une auberge de jeunesse revisitée. Sont passés depuis quatre jours: un couple charmant d'Américains d'une quarantaine d'années de Seattle, une jeune Allemande qui y est toujours, une fille de Taïwan, deux gars d'Uruguay, deux autres Américaines de Boston et finalement un Ontarien. Disons que ça prend une certaine générosité, ou plutôt, une générosité certaine, pour accueillir tout ce monde.
Le temps et l'argent me manquent. Je revisiterai un jour l'Irlande et l'Écosse. Les habitants y sont si accessibles, les paysages si fabuleux.
Voilà, vous pouvez vous assurer que j'ai goûté tous les moments de ces quatre derniers mois. Je constate que ces lignes sont probablement le plus bel exemple de candeur. Qu'importe, je suis ici, en train de vivre. Je crois qu'il faut repenser le concept de naïveté.
Difficile de faire le tri des photos. Certaines de l'Écosse, parmi d'autres :
Queensferry
Édimbourg
Chez Malcom : Angie, à l'ordi; Ana, au piano; et Malcom, dans sa chaise
Stirling
belles photos
RépondreSupprimerMerci mame, fan inconditionnelle. Je t'aime.
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