J’avais oublié à quel point les gens étaient charmants à Grenade. Ils semblent avoir tout le temps du monde pour t’aider ou t'offrir un sourire. Comme si le crépuscule, qui les fait renaître, leur paraissait lointain. On se situe. On est en septembre. Une prochaine saison est la porte. Elle semble pourtant si éloignée, elle aussi. Lentement, le temps est un instrument oublié.
Demain, je participerai à une conférence qui aura lieu à l’école de santé publique de l’Université de Grenade. Je suis à 15 minutes à pied. Chez Marta et son fils Gael, un petit bonhomme de quatre ou cinq ans. Ils vivent un peu à l’extérieur du centre. Le quotidien, dans ce coin reclus, est rempli de chansons, d’enfants, de cris, de sons, de souvenirs tendres ou de chagrins. Et il y a une touriste. Qui arrache des « holà » à tout le monde.
Le temps est indéniablement au ralenti. À 39 centigrades, le jour est dénudé. Il espère la nuit. Où la lune est transparente. Je vous le jure.
En face d'un petit café où je me suis arrêté ce matin, dans la Cala de Mayor, a deux minutes d'où j'habite.
Camino de Alfacer, en se rendant à l'université, pendant la siesta.
Toujours sur la route de l'université.
Petit café où l'on sert des tapas à 1,80$, près de l'université.
École de santé publique de l'Université de Grenade, que j'ai trouvée de peine et de misères.





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