lundi 10 septembre 2012

Portugal (suite)

Toujours au Portugal. Toujours aussi Magnifique. Les nouvelles seront brèves. Il faudra profiter des derniers jours. Je sais que j'aurai le coeur brisé lorsque je partirai.

J'étais à Lisbonne pour quelques jours. Chez Nuno et Nelson. Deux végétariens dans le pays de la viande. Ces gars-là ont des coeurs énormes. Ils m'ont promené partout. M'ont montré l'essentiel de la ville et des environs, ceci, même s'ils ont des vies très remplies. Nuno est enseignant. Il est en train de faire un deuxième baccalauréat en ingénérie. En raison de la crise, le gouvernement entreprend des coupures en éducation. Il craint de perdre son boulot. Nelson, pour sa part, est travailleur social. Il bosse au côté de travestis qui se prostituent. En même temps, il fait son doctorat. Moment fort de mon voyage de les avoir rencontrés.

Je suis à Coimbra. Petite ville universitaire particulièrement belle du pays. Je suis chez Claudia, l'amie à Cristina. Cette dernière, je l'ai rencontrée à Toronto. On travaillait toutes les deux à l'hôpital Sick Kids. Elle travaillait en orthopédie, comme chirugienne. Et moi, en recherche dans le même département. Cristina travaille des 48 heures d'affilée. Je ne l'ai vue que le temps d'un rapide souper hier. Ses amis, qui ne me connaissaient pas avant-hier, prennent soin de moi. Est-ce que le coeur de tout le monde est rempli de tant de chaleur ici?

La vie est rude en ce moment au Portugal. La crise a frappé fort. Le moral n'est pas à son meilleur. Le gouvernement a annoncé des mesures vendredi qui découragent les Portuguais. Pourtant, le calme reigne. Tout est impeccable. Les gens continuent à sourire. En leur rendant la pareil, je me dis que cette crise doit se terminer bientôt.

Je suis gâtée. Je mange des raisins verts qui viennent du jardin du cousin, des pêches qui viennent du père de l'autre, de la confiture qu'une mère a fait. J'en profite. J'espère recevoir la visite de ces nouvelles connaissances de l'autre côté de l'océan un jour. C'est un cercle.

J'ai vécu les instants les plus embarassants de mon voyage jusqu'à date. Un moment Marilyn Monroe à Lisbonne. La robe complèment en l'air. Les gens n'avaient pas l'air traumatisé plus qu'il fallait. Ils ne faisaient que répéter « It's ok, it's ok. »

Je t'aimerai pour longtemps, Portugal. À cause de toi, je n'aurai pas le choix d'aller flirter avec l'Espagne.

Sur les photos : Nuno, Stéphi et Nelson. Et Stéphi et Nuno dans les rues folles de Bairro Alto.
 


Quelques photos prises à Lisbonne la semaine dernière :




 



Et voici des photos que j'ai prises hier à Coimbra :






 

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