Je viens de quitter la Belgique. Bref moment de nostalgie. Bruxelles s'est présentée tranquillement sous un ciel bleu. Des quantités de rues en mouvement et qui se prolongent que je n'ai pas vues. Mais le temps doit suivre son cours. Je suis jeune. J'y reviendrai.
Les Wallons. Pour quelle raison obscure n'ai-je pas fait leur connaissance plus tôt? Un sourire. Des étincelles dans les yeux. Un dimanche d'août dans un jardin. Un soleil quasi infatigable. Des voisins invités pour l'appéro. Le chat de Marie-Hélène, qui lui, s'invite chez les voisins pour la sieste. Des portes de maisons qui sont grandes ouvertes. L'air est paradoxellement lourd et léger. De nulle parle, trois miniscules gouttes de pluie nous tombent sur le nez. On bavarde. Parfois, des points de vue et des opinions qui divergent. Une sincérité dans les gestes que posent les Wallons. Tout ça donne le goût de s'inviter un autre dimanche d'été.
Depuis ce qui me semble une éternité, je voulais visiter Bruges. Voilà, c'est fait. Done. Bruges, une de ces petites villes parfaites suscitant, j'en suis convaincue, des élans d'inspirations aux poètes. Elle m'est apparue presque trop romantique sous les rayons. Je suis même certaine d'avoir vu passer un papillon indiscret. Ironiquement, on m'avait dit de visiter cette idyllique ville sous la pluie ou sous la bruine. Le soleil m'emboîte le pas. Je ne peux rien y faire.
Visite à la mer du Nord avec mon amie Sylvie. La plage est si dense. La mer, lointaine. L'effort est trop important. C'est décidé, je ne vois aucun bénéfice à aller me tremper les pieds dans l'eau. Jamais je n'aurais pensé un jour dormir sur une plage de la Belgique. Lorsque j'étais enfant, cette Belgique se résumait à Tintin. Cette plage, qu'on pourrait qualifier « d'industrielle », n'est certainement pas la plus jolie de toutes les plages. Qu'importe, la mer est là, impassible et remplissant tous les vides.
Samedi, à 1 h 20 du matin, on sort prendre l'air. La petite croix de la pharmacie du quartier, servant aussi de thermomètre, indique 28 c. Bruxelles, tu m'as fait danser. Je reviendrai.
(Je suis assise près du Louvre. Une passante marche d'un pas si lent. Je me dis qu'elle irait plus vite si elle marchait sur ses mains. Demain, je prendrai l'avion. L'aventure se poursuivra. Je me dis une fois de plus que c'est une belle petite vie.)
(Sur les photos : la Grand-Place à Bruxelles, Bruges et Sylvie dans Bruges)
Est_ce la France qui t`a rendu si poètique..Que le plaisir continue.xoxo
RépondreSupprimerPetite mother! Dis bonjour à tout le monde en Acadie. Je vous embrasse.
SupprimerStéphanie,
RépondreSupprimerJe viens de rencontrer ta collègue Joanie hier a une réunion et elle m'a donné le lien pour ton blogue! Je suis contente que tu t'amuse bien! Profite de cette belle aventure!
Caro xox