jeudi 6 septembre 2012

Portugal, you put a spell on me

Tâche ingrate que de tenter d'expliquer les raisons pour lesquelles je suis instantanément tombée amoureuse du Portugal. L'architecture magnifique? Les couleurs? L'accueil exceptionnel des habitants de Porto (Portuenses)? Une chose est claire : en sortant de la station de métro Sao Bento, hier, j'ai su que ce pays venait de m'arracher une partie du coeur, de prendre un bout de ma liberté. De ma plus-que-modeste existence, je n'ai visité que quelques coins en Europe, et de ces endroits, c'est le Portugal que je veux marier.

Porto. Tellement plus que le vin. Dans la ville aux églises baroques, de la quiétude et du détachement. Des gens qui te sourient spontanément. Des gens prêts à te donner un coup de main, sans que tu n'aies demandé rien. À la gare, deux adolescents m'ont offert leur billet lorsqu'ils ont observé que personne dans la queue ne comprenait l'anglais, et donc, ne pouvait répondre à mes questions. M'évitant de me remettre en ligne pour une seconde demi-heure. (Le système de billeterie était en panne aujourd'hui. Le chao. Et une de ces chaleurs, dont même les Portugais ne sont pas accoutumés à cette période de l'année.) La petite guide drôle de l'auberge nous a dit que les Portuenses (j'aime utiliser ce mot nouveau, comme vous le voyez) affectionnaient les touristes. J'en ai été témoin.

Pedro est dans la vingtaine. Cinq ou six ans passés, il a ouvert son auberge de jeunesse. On est jeudi après-midi. Tout le monde flâne dans les vieilles rues sous ce soleil de plomb. Je me prépare, le coeur serré, à partir. Assis confortablement dans le petit salon, on jase. Pedro : « Stephanie, you are going to miss your train! » Pas grave, des trains en direction de Lisbonne, il en part à chaque heure. « Pedro, tu sais qu'on est accueilli comme chez sa famille ici? » Il riposte que se sont les voyageurs qui font la différence. L'ambiance qui régne rend les gens joyeux, elle est propice aux belles rencontres. Ce Pedro nous a offert, sans artifice, une bouteille de Porto blanc vieilli de 10 ans. Une de celles qui donne mal à la tête.

Il me dit que la crise économique a bien sûr touché son pays. Qu'environ 40 % des Portugais bénéficient de l'assurance-chomâge. Pedro affirme que le taux de criminalité a augmenté dans certaines villes, oui. À Porto, non. Les puristes de la langue française vont se choquer, mais bon, les gens sont « chill » à Porto. Ils boivent de la bière s'appelant Super Bock et ils s'amusent à se moquer de Lisbonne et à la trouver beaucoup moins « cool ».    

Je suis dans un train portugais. Sur le point de mettre les pieds à Lisbonne, justement. Je me réjouie à l'idée que je serai dans ce merveilleux pays pour huit jours. Je me sens si privilégié d'être là. C'est peut-être parce que j'ai des étoiles dans les yeux que les gens me sourient.

Ah oui, en sortant de l'auberge, un homme de peut-être 65 ans entrait. Un Canadien. Un gars de l'Île-du-désespoir, je veux dire de l'Île-du-Prince-Édouard.  Il se posait un soir avant de commencer Compostelle. Surprise mutuelle de constater qu'on partagait le même nom de famille. Anectode agréable, lorsque tu te retrouves de l'autre côté de l'océan.

Ah oui (x 2), Sylvie et Jérôme, si vous lisez ceci, sachez que je n'ai pas vu beaucoup de roux au Portugal.

Enfin, pour la famille, mon billet de retour est acheté. Je reviendrai dans les Amériques le 16 novembre. Il me reste encore plein de temps pour découvrir. Yes.

Des photos prises aujourd'hui à Porto :




4 commentaires:

  1. Retour le 16 novembre I like!! :)

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    1. Hi hi hi. J'ai hâte de te voir, Jo. D'ici là, grosse bise.

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  2. Ah wow.
    Ça aura été long avant que tu n'atteignes le Portugal, mais semblerait-il que ça valait vraiment la peine de t'y rendre. Amuse toi!

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